Les voyages forment la jeunesse... Le bon temps c'est quand on est vivant...

Ce sont ces deux adages qui ont influencé notre déscision de planifier ces voyages. En ce qui me concerne, il y a longtemps que je voyage, un peu dans la réalité et beaucoup dans ma tête. Peu importe la destination, je suis toujours partante. Pour ce qui est de mon chummy, c'est un peu différent mais il n'a pas été trop difficile à envouter. Où, quand, comment, trois questions qui se sont alors imposées et qui demandaient des propositions et des choix. Après de multiples réflexions, ensemble et individuellement, nous avons arrêté notre choix, pour le premier voyage sur l'Ouest nord-américain et l'ouest du Canada. Et voilà l'aventure venait de commencer. Mais où s'arrêtera-t-elle???



vendredi 31 août 2007

Parc national des Glaciers et de Yoho, superbe ...

Dimanche 26 août 2007

Revelstoke (Bc) – Lake Louise (Ab)

Il a plu la majeure partie de la nuit. Ce matin, nous nous levons avec les pieds dans l’eau et la tête dans le brouillard. Il ne fait pas chaud. Un petit 13 degrés humide nous donne quelques frissons dans le dos. De plus, les vallées encaissées comme celle de Revelstoke sont toujours plus sombres lorsqu’il ne fait pas beau.

Le cœur vaillant, nous prenons la route, en espérant que le ciel se dégagera. Nous nous arrêtons à l’épicerie de Revelstoke, histoire de remplir notre frigidaire et comme nous sommes dimanche et que nous rentrons dans les parcs, il vaut mieux avoir tout sous la main. Après quelques emplettes, nous sortons de la petite ville où j’aperçois deux beaux ours qui sont les emblèmes de la ville. Je vous les offre.

Je ne suis pas certaine que les photos soient les meilleures que je prendrais aujourd’hui avec cette température mais Galarneau travaille fort pour percer l’épaisseur de nuage. Probablement, cela va s’améliorer dans la journée. Nous traversons le parc de Revelstoke sur une route qui serpente en montant au travers les montagnes. Malheureusement, nous ne voyons pas les pics des montagnes mais nous essayons de les deviner. Mais rien n’est plus difficile que d’imaginer quelque chose que nous ne connaissons pas…. Cependant, le fond de la vallée nous permet de découvrir une belle rivière aux eaux jade qui cascade et écume dans le même serpentin que la route. Le tout au milieu d’arbres qui ont l’air d’avoir été taillés pour ressembler à un tapis vert sur le flan des montagnes. Les nuages semblent s’accrocher à leurs branches et s’effilochent en rubans vaporeux.

Puis nous rentrons dans les parcs de Glaciers, le temps ne s’est pas beaucoup amélioré. Au détour de quelques tournants, la nature nous fait la surprise d’une vue rapide sur une coulée enneigée, sur une chute d’eau qui descend des grands pics où encore d’un ciel aux nuages blancs gonflés qui ressemblent à des boules de coton. En l’espace de 5 minutes, le paysage change totalement. Le pics que l’on voyait il y a 30 secondes et définitivement caché dans une épaisse couche de nuage. .A la Roger Pass, nous sommes si haut dans les montagnes et les nuages sont si bas que nous avons l’impression que si nous levons les bras nous allons toucher les nuages. Quelle sensation. Il ne fait pas beau mais c’est beau et grandiose. Qu’est ce que ce doit être quand il fait beau !!!!. Une autre raison de revenir voir…

Nous nous sommes arrêtés dîner à Golden. Un des deux seuls villages existants entre Revelstoke et Lake Louise. Nous avions envie de nous offrir un beigne et un café au Tim Horton de la place. Mais il y avait tellement de monde là que nous ne sommes même pas rentrés dans le restaurant. La file de personne qui attendait, s’étirait jusque sur le trottoir. Nous sommes donc retourné prendre notre café à la Fith wheel. Le soleil avait envie de se pointer le bout du nez ce qui n’était pas désagréable. Il fallait faire le plein d’essence et nous avons attendu car il n’y avait plus d’essence et que le truck de livraison venait juste d’arriver en même temps que nous mais n’avait pas encore remplie les réservoirs. Pendant que nous attendions, il y avait deux ours en peine qui avaient l’air de s’ennuyer, alors nous leur avons tenu une petite jasette….

Finalement, après avoir fait le plein, nous reprenons la route en direction du parc Yoho. C’est en sortant de Golden que nous avons vu nos premières chèvres de montagne qui paissaient bien tranquillement sur le bord de la route en n’ayant aucune crainte du trafic qui leur passe à deux doigts de la croupe. Nous avons continué à monter pendant plusieurs kilomètres au milieu d’un paysage de carte postale. Nous avons aussi passé la limite de temps où nous avons perdu une heure avec l’heure de la British Colombia. Nous n’avons donc plus que deux heures de différence avec le québec.

Puis nous sommes arrivés en Alberta sous un rayon de soleil pluvieux. Chose qui nous est arrivée à plusieurs reprise aujourd’hui. Non pas de rentrer en Alberta mais de voir des rayons de soleil en même temps que la pluie, vous m’aurez compris…
Nous nous sommes arrêtés à l’information touristique afin d’avoir des renseignements sur les différents camping dans le parc. Nous avions pris notre passe en rentrant dans le parc des Glaciers. A côté de l’info, il y avait un petit lac aux couleurs et la clarté de l’eau absolument incroyable. L’eau était tellement cristalline que tout le paysage se reflétait dedans. Je vous laisse jugez de sa beauté.

Après quelques informations de la part d’un jeune homme du centre touristique qui a très gentiment téléphoné à Lake Louise pour nous renseigner sur les disponibilités de camping. Nous nous sommes donc rendu à Lake Louise en passant sous de majestueux pics. Nous avons installés notre fith wheel au camping de Lake Louise pour deux jours. Le camping n’est pas le plus beau que nous ayons eu et le train passe tout proche mais il n’y avait pas grand-chose d’autre. Donc nous serons bien campés pour les deux prochaines nuits dans le parc national de Banff dont fait partie Lake Louise.

Demain, en espérant que la pluie ne sera plus de la partie, nous voudrions aller à Banff.

Bye à demain.

Enfin de retour...

J espere que vous vous etes ennuye de nous... je vous ecris un petit mot de Edmonton ou j ai emprunte l ordinateur de Linda. Voila pourquoi je n ai pas d accent. Je vais vous envoyer en raffale notre extraordinaire visite des Rocheuses car avant Edmonton, je n ai pas eu l Internet.

J espere que tous allez bien. Voici, la contination de notre magnifique voyage... bonne longue lecture...

Merci Jean-Noel de ton soutien, je reconnais bien la fraternite dube.... Mon sac a dos aurait ete bien petit pour rentrer a la maison... haha.

Manue

samedi 25 août 2007

La vallée de l'Okanagan, des fruits, des fruits... où ça??

Samedi 25 août 2007

Merrit (Bc) – Revelstoke (Bc)






Ce matin, le ciel est incertain et malgré de belle percée de soleil, de gros nuages menaçant passent au dessus de nos têtes. Ce qui nous donne des cieux absolument incroyables au milieu de ces montagnes Il se pourrait bien que nous ayons quelques gouttes de pluie d’ici à la fin de journée. Nous prenons la route en direction de la vallée de l’Okanagan. Mais pour y arriver, il faut d’abord grimper sur le haut des montagnes qui nous entourent.



Nous avons réussi à monter sans encombre. Toujours petit train va loin. Mais maintenant, il faut redescendre et c’est ce que nous allons faire pendant 25 km…. Pour ceux qui auraient des doutes, voici l’avertissement qu’il y a sur l’ère de vérification des freins qu’il y a au sommet de la montagne…. Jusqu’à maintenant, c’est la plus grosse descente que nous ayons faite actuellement. Nous sommes passés de 18 degrés au départ de Merrit à 10 degrés au début de la descente puis à 27 degrés en arrivant sur le lac de l'Okanagan. Et cela en environ 20 minutes... Et pour ceux qui auraient des problèmes de freins, les aménagements sont prévus pour vous recevoir. À voir les traces, certains ont déjà eu à s’en servir…. Mais quelle beauté en arrivant en bas. Nous tombons sur le lac de l’Okanagan avec ses eaux vertes. Malheureusement les photos ne les rendent pas aussi vertes qu’elles le sont vraiment. De plus nous avons la chance d’avoir un rayon de soleil qui se pointe le nez juste au bon moment.


Nous traversons Kelowna puis nous commençons notre remontée vers Vernon et Sicamous. Nous trouvons un joli petit coin pour dîner. Un peu passant mais que voulez vous, il n’y a qu’une seule route ici… Depuis que nous sommes au Canada, Raynald a retrouvé son cellulaire et il s’en sert…. Il faut dire qu’aux Etats-Unis, il a aussi fonctionné à 75% du temps mais ça coûtait beaucoup plus cher. Il ne pensait pas que j’allais montrer la bibitte à technologie qu’il est….. car la majorité du temps, c'est moi qui passe pour cela....


Puis nous repartons à la recherche des vergers de la vallée de l’Okanagan dont tout le pays parle. Nous avons hâte de nous arrêter dans un stand de fruit pour faire nos emplettes. Mais voilà … Je ne sais pas si nous n’étions pas sur la bonne route ou si les vergers sont ailleurs mais à part quelques rares que nous avons vu prêt de Kelowna, nous n’avons pas vu grands vergers, ni grand stand de fruits sur le bord de la route. En désespoir de cause avant d’arriver à Vernon, nous nous sommes arrêtés dans le dernier stand que nous avons trouvé. Nous avons fait quelques emplettes mais rien comme dans la vallée de Wenatchee dans l’état de Washington. A vrai dire les paysages sont magnifiques mais nous sommes un peu déçus de ne pas avoir vu ces vergers… Mais le temps passe si vite, il nous faudra revenir pour voir toutes les choses que nous n’avons pas eu le temps de voir et de découvrir. Malheureusement, ça nous prendrait une semaine dans chaque coin pour ne pas avoir cette impression de seulement passer…. Nous profitons quand même de tous les instants et nous n’avons pas les yeux assez grands pour admirer chaque paysage qui s’offre à nous à chaque nouveau détour de la route.

En arrivant vers Sicamous, les nuages se sont faits de plus en plus menaçant mais sur le haut de la montagne que nous suivions, ce fut vraisemblablement un vrai déluge. Les nuages ont crevés sur la crête et le spectacle était splendide. Pendant plusieurs minutes nous avons pu suivre ce phénomène avant de nous faire mouiller à notre tour.

Puis nous avons continué notre chemin jusqu’à Revelstoke. Nous sommes campés dans un petit camping 5 km avant Revelstoke. Et pour la première fois depuis notre départ nous nous sommes fait prendre par l’orage alors que nous commencions juste à nous installer. Nous avons même attendu pendant plusieurs minutes, cachés sous le nez de fith wheel tellement il pleuvait fort. Un coup de tonnerre extrêmement retentissant dans cette vallée encaissée nous a fait faire tout un saut. Raynald toujours le mot pour rire, a demandé, « s’il avait permis pour la chasse celui qui venait de tirer… ». Je n’avais pas l’appareil photo avec moi, mais je vous jure que ça en aurait valu une.

Demain, nous entrerons dans le parc national de Glacier. Nous en avons déjà eu un petit aperçu cette après midi en arrivant avant Revelstoke. Je vous redonne des nouvelles aussitôt que j’aurais Internet de nouveau.

Bye

Merrit, la ville des vents...

Vendredi 24 août 2007

Vancouver (Bc) – Merrit (Bc)
Après une bonne nuit réparatrice, la fatigue d’hier nous a quitté. Ce matin, il fait magnifiquement beau. La nuit a été fraîche mais le beau soleil de ce matin a vite fait de tout réchauffé. Nous partons en direction de la vallée de l’Okanagan.

Le trafic pour la rentrée vers Vancouver est assez dense bien qu’il soit 9h passé et nous sommes bien content d’être à contre courant. En arrivant proche de Surrey nous avons vu les transports de bois flottés. Ce qui est fort impressionnant.

C’est au niveau d’Abbotsford que nous est apparu dans la brume, le premier sommet enneigé. Il étincelait sous le soleil. C’état si peu réel qu’au début nous n’étions pas certains que ce ne soit pas des nuages et non un glacier. Mais au fur et à mesure, le tout s’est précisé et le spectacle a commencé à être magnifique.

Nous avons dîné à Hope sur le bord d’une petite rivière cascadante d’un vert émeraude et d’une clarté tout aussi impressionnante que celles que nous avions vues à Yellowstone. C’est une rivière à saumon mais et la pêche n’y est autorisée uniquement si vous y relâchez vos prises. Mais l’avertissement de ce règlement est là depuis si longtemps qu’il s’est incrusté dans l’arbre qui le supporte au fil des années. Ce qui ne nous a pas empêché de profiter du site.

Puis nous avons commencé notre ascension vers le Mont Coquihalla tout en suivant la rivière du même nom. La route est splendide et les montagnes et les côtes sont de plus en plus présentes. Nous commençons aussi à voir de plus en plus des couloirs d’avalanches qui d’ailleurs sont très bien identifiés. En hiver, ce doit être quelque chose de voir descendre ces coulées de neige. A plusieurs endroits, les promontoires, où les artilleurs installent leur canon pour tirer sur les plaques de neige instables, son très visibles. Il y a aussi les tunnels protecteurs qui ont été conçus en fonction des avalanches. Ce qui est drôle c’est de voir les différentes hauteurs du tunnel dépendant la ligne dans laquelle vous roulez. Tous ces tunnels sont joliment décorés de représentation de la faune locale.

La route est vraiment belle, nous n’avons pas assez d’yeux pour tout voir. Nous grimpons notre petit train doucement mais sûrement jusqu’à 2 000 pieds en arrivant à Merrit où nous décidons de nous arrêter pour la journée. C’est une vallée très venteuse mais heureusement qu’il vente car nous avons 29 degrés au thermomètre du truck et nous sommes très bien dans le vent. Ce serait certainement très chaud s’il ne ventait pas.

Nous voici arrêté pour la nuit.
Aujourd’hui, une pensée toute particulière pour Bertrand qui devient plus sage d’un an. Un gros bisou spécial.

À demain.

Vancouver, la magnifique

Jeudi 23 août 2007

Nanaimo (Bc) – Vancouver (Bc)

Il était 4h30, lorsque le réveil a sonné ce matin. En deux temps, trois mouvement, nous étions prêts à partir pour le quai d’embarquement. Nous y avons déjeuner en arrivant d’ailleurs étant donné qu’il fallait que l’on y soit 1 heure à l’avance.

Après les formalités d’usage, nous embarquons dans un soleil levant magnifique. Nous avons fait toute la traversée qui durait 1h35 sur le « open deck » tellement il faisait beau. Le lever de soleil sur l’île de Vancouver s’est de toute beauté. Malheureusement, nous n’avons pas vu d’orques pendant la traversée, à mon grand désespoir. Après avoir pris des tas de photos de l’océan, des côtes, du bateau, de mon chummy et lui de sa blonde, nous sommes arrivés à Horseshoes Bay au Nord ouest de Vancouver. Nous avions repéré grâce au guide du Routard un petit camping que nous espérions bien à deux pas du pont « Lions gates ». Calamity, nous y a conduit sans problème et nous étions tout installés et prêt pour partir visiter Vancouver à 9h30. Woawww !!

Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous avions repérés dans la tonne d’information que j’avais sur Vancouver, que nous pouvions prendre un billet pour un tour de ville en bus qui nous laissait monter et descendre peut importe où sur son parcours et ce pendant deux jours. Parfait pour nous. Nous nous sommes donc trouvés un parking pour la journée. En centre ville, ce n’est pas très évident mais nous avons fini par trouver et en plus proche de notre « Big Bus » qui démarrait à partir de Gastown. Nous avons décidé de faire un tour complet de la ville avant de descendre. Les bus sont des bus à ciel ouvert, avec un enregistrement très clair qui nous donne des informations sur la ville et les endroits que nous voyons. Le tour complet de la ville nous prend 1 heure ½ . Nous avons pu ainsi avoir une bonne idée de la superbe ville qu’est Vancouver.

Bien que j’y sois déjà allée, il y a 17 ans, tout a tellement changé que j’ai de la misère à reconnaître le centre ville. Mais il y a certains endroits qui ne changent pas et qui me sont familiers. Maintenant, le centre ville est une pelote d’épingle, pointant ses buildings aveuglants et lumineux vers le ciel bleu. Je dois reconnaître qu’ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Et le reflet de leurs voisins dans leur façade est bien impressionnant.

Nous avons visité, Gastown, avec son horloge à vapeur et ses
petits magasins et resto à terrasses remplies de mondes, Grandville Island, avec son marché incroyable de poissons, fruits et légumes mais aussi tous les autres choses auxquelles vous pouvez penser dans un marché, art, peinture, bibelot, bebelles touristiques et un charmant port où tous les petits voiliers de plaisances sont amarrés en attendant de partir voguer sur la grande bleue. Il y a aussi, un petit parc où un troupeau d’outarde se promène au milieu des touristes et des badauds. Puis nous avons pris le chemin de Stanley parc avec sa vue incroyable sur l’océan pacifique, ses séquoias immenses mais aussi ses épinettes d’une longueur incroyable. J’adore les séquoias. Je trouve que c’est un très bel arbre, majestueux et si imposant.

Après un grand tour dans Stanley parc, nous avons pris le chemin de Chinatown qui est le deuxième plus gros de l’Amérique du nord. On a l’impression de ne plus être à Vancouver même les enseignes des magasins ne sont plus en anglais. Toute une faune bigarrée se promène la dedans, les odeurs, les couleurs sont tout à fait dépaysante. Histoire de nous remettre les idées en place nous sommes allées à Place Canada qui est en train de devenir le monument le plus connu de Vancouver depuis l’exposition universelle de 1986. De là nous avons eu une vue imprenable sur le port de fret de Vancouver. Des conteneurs par milliers attendaient pour être chargés sur des bateaux en partance pour n’importe où.

Nous avons pris le temps de prendre une petite pose par ci, par là. Il y a des parcs, fontaines, fleurs et arbres partout même à certain endroit aussi inattendu que le sommet d’un immeuble. Et lorsque nous sommes rentrés à la fith wheel vers 19h30, nous étions morts mais ravie de la journée que nous avions passée. Vancouver est toujours aussi dispendieuse qu’elle est belle. Le plaisir de jouir de la montagne d’un coté et de l’océan pacifique de l’autre tout en étant baigné par un climat doux à longueur d’année, ça se paie….



Maintenant, c’est paillot dodo bien mérité…
Bonne nuit à demain.