Les voyages forment la jeunesse... Le bon temps c'est quand on est vivant...

Ce sont ces deux adages qui ont influencé notre déscision de planifier ces voyages. En ce qui me concerne, il y a longtemps que je voyage, un peu dans la réalité et beaucoup dans ma tête. Peu importe la destination, je suis toujours partante. Pour ce qui est de mon chummy, c'est un peu différent mais il n'a pas été trop difficile à envouter. Où, quand, comment, trois questions qui se sont alors imposées et qui demandaient des propositions et des choix. Après de multiples réflexions, ensemble et individuellement, nous avons arrêté notre choix, pour le premier voyage sur l'Ouest nord-américain et l'ouest du Canada. Et voilà l'aventure venait de commencer. Mais où s'arrêtera-t-elle???



jeudi 23 avril 2009

Puerto Montt - Baie de Chiloe - Chili



En général, nous avons fait une journée en mer, une journée à terre. Et nous avons passé notre première journée en mer à visiter le bateau, à lire au soleil sur le pont promenade et à déguster toutes les bonnes choses qui s’offraient à nous. Donc nous voici à notre première escale à Puerto Montt. Au réveil, nous sommes ancrés dans la baie de Puerto Montt, Chili. Nous avions une excursion de prévue et nous étions prêtes à débarquer.

Puerto Montt est une ville du chili austral, capitale de la province de Llanquihue
et de la région de Los Lagos ou Xe région du pays. Elle se situe à 1035 kilomètres au sud de Santiago du Chili par la route panaméricaine, sur la rive nord du vaste golfe appelé Seno de Reloncavi. La ville compte environ 176 000 habitants

Port très important au Chili et région touristique avec des paysages naturels grandioses, lacs, plages, forêts vierges, montagnes, centres de ski, et sites de pêche qui font partis les attraits de Puerto Montt. C’est
aussi un centre économique avec une production piscicole de saumon et de fruits de mer importante.

Pour débarquer du bateau nous avons fait notre première expérience de « Tender ». Les Ternder sont les navettes qui font le lien, autant passagers que marchandises entre le bateau et la terre ferme. En réalité, les tenders sont avant tous des canaux de sauvetage mais plus perfectionnés et plus modernes que les autres canaux de sauvetage conventionnels qui sont amarrés au pont 6. D’ailleurs sur la coque, il est précisé que s’ils sont utilisés comme tender, 130 passagers peuvent
embarqués mais que s’ils sont utilisés en tant de canaux de sauvetage, c’est alors 150 passagers qui devront y prendre place. Les tenders sont munis de turbines et sont très manœuvrables. Il y en a 6 de cette catégorie sur le Norwegian Sun. Pour embarquer dans les tenders, les membres d’équipage les font descendre au moyen de palans jusqu’aux flots. Deux plates formes s’ouvrent au niveau de l’eau, et ces derniers viennent s’y accoster afin que les passagers puissent embarquer ou débarquer.

À Puerto Montt, nous avions un tour de ville de prévu avec une guide,
Gabriella, qui nous donne pleine d’informations intéressantes. La ville n’est pas la plus jolie qui soit mais certains attraits vallent le coup d’œil. Ainsi, la cathédrale de Puerto Montt avec son clocher en cuivre. Les quartiers assez pauvres malgré l’emploi qui est fort. Il y a une chose pourtant qui est très pittoresque à Puerto Montt et je voudrais bien avoir l’opinion d’un tech d’Hydro-Québec sur le sujet : les fils électriques. Qu’en pensez-vous ?? Partout dans la ville, on retrouve ce genre de poteau. Impressionnant, n’est-ce pas ??

Puis nous avons pris la direction de Puerto Varas. À seulement 20 kilomètres de Puerto Montt, Puerto Varas est l'une des villes les plus emblématiques au Chili et l'une des plus belles sur le lac Llanquihue. Puerto Varas rassemble la poésie de ses rosiers qui
agrémentent tous les trottoirs de la ville ainsi que les jardins et de la beauté du lac dans lequel se mire le volcan Osorno, afin d’offrir tous les plaisirs d’une coquette station balnéaire. Nous y visiterons un joli petit marché d’artisan, où nous pouvons admirer le très beau travail des tricoteuses chiliennes qui transforment les poils d’alpaga, de guanacos et de lamas en splendides lainages.

De toute part, l’ombre des volcans Osorno et Calbuco, dont les
sommets sont à longueur d’année recouverts de neiges éternelles, se profilent sur la petite ville. Plusieurs touristes viennent dans la région pour atteindre leur sommet durant l’été. Le chili a plus de 400 volcans sur son territoire dont 122 sont actuellement en activités. Le dernier gros tremblement de terre qui a eu lieu au Chili en 2002, a réveillé quelques uns de ces géants endormis et a fait de très gros dégâts dans les villes chiliennes entre autres à Santiago où de nombreux quartiers ont été détruits. La présidente Michelle Bachelet qui était à l’époque Ministre de la défense et de la sécurité publique, a distribué elle-même, en compagnie des hauts gradés de l’armée chilienne des biens de première nécessité aux sinistrés dans les rues de Santiago.

Dans les années 1840 et 1860, l’immigration et la colonisation allemande qui a été très forte dans la région de Puerto Varas et y a gravé son empreinte dans l’architecture et les jardins qui bordent le lac. Lors de l'expansion de l'empire colonial allemand beaucoup d'Allemands s'installèrent dans le sud du Chili, notamment dans les territoires mapuches, un des peuples d’indiens natifs du Chili. À partir de 1890, les échanges commerciaux avec l'Allemagne
dépassaient de beaucoup ceux d'avec la France. C'est l'Allemagne prussienne qui habilla l'armée chilienne durant plusieurs années. Pendant de longues décennies, les Allemands assurèrent la formation militaire des Chiliens.

Puis c’est Frutillar que nous irons visiter par la suite que l’influence allemande est extrêmement marquée. On se croirait au
Tyrol. Il ne maque que les chanteurs qui yodlent habillés en « lederhose » (culotte à bretelle allemande). Les maisons sont principalement recouvertes de bardeaux de bois rouges provenant d’un arbre typique à cette région appelé Alerce, mais ont un style typiquement allemand. Il fait magnifiquement beau et chaud et nous nous promenons dans ce petit village qui borde le lac Llanquihue que surplombe l’Osorno. C’est merveilleux. J’irais visité un petit musée jardin avec un ravissant moulin à aube et un jardin d’influence française pendant que Loulette profitera de la douceur du temps à la terrasse d’un petit café.

Puis nous reprenons la route vers Puerto Montt afin de retrouver notre bateau. Mais comme il nous restait du temps libre, avant de reprendre le tender, nous décidons d’aller prendre une marche d’environ ½ heure vers le marché des artisans et le marché de poissons et fruits de mer. Les
étales sont tous plus beaux les uns que les autres. On se rend bien compte que la pisciculture et les fruits de mer sont une richesse économique importante dans la ville, à voir le nombre de saumons, de truites, de congres qui sont sur les étales. Les moules, huîtres, coques et autres coquillages sont tout autant appétissants. De plus, une odeur appétissante vient nous chatouiller les narines et nous découvrirons plus loin des marchands qui préparent une sorte de soupe de fruits de mer et de charcuterie absolument appétissante. Malheureusement nous ne pourrons y goûter mais histoire de faire taire notre faim nous nous régalons avec un « empanadas mariscosas ». C’est une pâte qui renferme un mélange de fruits de mer. C’est tout à fait délicieux. Les empanadas à la viande sont un des mets quotidiens de tous les pays d’Amérique latine et nous aurons l’occasion d’en déguster à nouveau. Une autre découverte pour nous, sera ces chapelets de moules séchées et fumées qui ressemble à de la charcuterie et ces pavés d’algues séchées qui semble faire partie du quotidien culinaire du chili. Nous n’aurons pas non plus la possibilité d’y goûter. Néanmoins, nous admirons les superbes étales de poissons et de fruits de mer de ce beau marché.

Nous revenons vers le quai à petit pas en admirant les échoppes
colorées des artisans en profitant du magnifique chaud soleil de l’après-midi. En arrivant sur le quai d’embarquement, un indien était présent avec son lama. Juste le temps de prendre un photo et il était parti.

Nous avons repris le tender et nous avons retrouvé le bateau environ 1 heure avant l’appareillage. Le temps d’aller cassé la croûte sur la terrasse extérieure et nous quittions la baie de Puerto Montt sous un incroyable coucher de soleil en direction de notre prochaine escale, Puerto Chacabuco.

P.S : pour ceux qui reçoivent ces articles par courriel, n'oubliez pas d'aller sur le blog car je rajoute toujours des photos supplémentaires.

lundi 20 avril 2009

Le Norwengian Sun

Après un petit déjeuner sous un magnifique soleil, sur la terrasse du pas formidable Brighton, nous étions prêtes à embarquer. Nous avons été admirer, de la terrasse, le magnifique bateau sur lequel nous serions dans quelques heures et qui avait accosté durant la nuit. Malheureusement, de là ou nous étions, nous ne pouvions qu’en apercevoir qu’un petit bout. Nous devions nous rendre au quai d’embarquement à partir de midi et nous avions pris une entente avec « Chose » afin qu’il vienne nous chercher à 12 h 30 pour s’y rendre. Mais le temps passait et il n’arrivait pas…. Une demi heure passée l’heure prévue, je commençais à m’inquiéter sérieusement et après quelques recherches, j’apprenais que nous avions changé d’heure durant la nuit et que nous étions maintenant à l’heure d’automne au Chili. Donc « Chose » n’était pas en retard et nous étions maintenant à la même heure que le Québec. Loulette en a profité pour caresser tous les minous et les pitous sans collier qui se promenaient dans les parages alors que j’asseyais de la persuader qu’ils étaient pleins de puces qui montaient par colonie sur elle. Cette anecdote restera drôle pour nous durant tous le voyage.

Finalement nous nous sommes retrouvées au quai d’embarquement aux heures prévues et avec toutes nos valises. Nous sommes entrées dans une grande salle où il y avait déjà beaucoup de monde et qui m’a fait penser aux arrivées d’émigrants aux États-Unis ou au Canada. Mais je peux vous dire que ça n’en avait que l’apparence et certainement rien à voir avec l’organisation d’embarquement de la compagnie NCL. Nous étions dirigés vers un membre d’équipage qui s’assurait que nous avions nos billets d’embarquement, nos passeports ainsi que tous les documents nécessaires et nous donnait un numéro qui correspondait à l’autobus qui devait nous amener au bateau. En moins de 30 minutes, nous roulions vers le bateau qui était accosté à l’autre bout du port. C’est descendant du bus que nous avons pu vraiment apprécier la grandeur ou l’immensité du bateau. Le Norwegian Sun s’offrait à nous. Quelle beauté!!!

En quelques minutes, nous étions embarqués et nous nous sommes retrouvées avec un vers de champagne à la main, histoire de nous souhaiter la bienvenue à bord et un photographe prenait notre photo de bienvenue. Puis nous avons été dirigés vers un membre de l’équipage qui après avoir récupéré nos passeports que nous ne reverons qu’à la fin de la croisière, nous a remis notre carte de cabine qui sert aussi de carte de crédit car vous n’avez nullement besoin d’argent sur le bateau, tout passe par la carte de cabine et se retrouveras, malheureusement, sur votre facture finale. Nous nous sommes ensuite dirigée vers notre cabine qui avait le numéro 8237, soit 8e pont, chambre 237 où nos valises devaient arrivées moins d’1 heure plus tard. Quel service !! Ça commençait bien et nous redonnait le sourire. La cabine était très confortable. Il était proche de 15h est nous avions faim. Le buffet sur la terrasse du pont 12 nous attendait. Notre premier repas sur le bateau était pris avec vue sur Valparaiso. Quel régal. Puis nous sommes redescendues à notre cabine où nos valises nous attendaient et où nous avons pu observer les autres passagers qui continuaient à embarquer, ainsi que leurs valises. Nous serons, en tout, 1945 passagers et 914 membres d’équipage sur le Norwegian Sun pendant les 15 prochains jours.

Vers 16h, nous avons été conviés, par tous les haut-parleurs du bateau, à faire l’exercice d’évacuation qui est obligatoire avant que l’on quitte le port. En quelques minutes et en suivant les instructions qui nous étaient prodiguées, nous nous sommes tous retrouvés sur le pont 6 avec nos vestes de sauvetage au cou. C’était assez intéressant de voir la réaction de certains qui ne semblent pas très conscients que cet exercice peut, peut-être, leur sauver la vie et n’écoute pas les consignes ou s’en fiche comme de l’an 40.

Ça nous prendra plusieurs jours pour visiter tout le bateau, mais pour faciliter le récit, je vais vous le présenter maintenant. C’est un bateau qui a été construit en 2001 de 78 309 tonnes, d’une longueur de 853 pieds et d’une largeur de 105 pieds. Il y a 13 ponts dont trois sont des ponts de cabines avec balcons et 1 pont piscine, jacuzzi, promenade, sport (golf, basket, tennis, et autres). Voici quelques photos de différents endroits du bateau.


l’Atrium avec les ascenseurs panoramiques – Pont 5

Comptoir de la réception, comptoir des excursions, informations générales





La chapelle – Pont 12
Toute petite, très intime mais ravissante.



Terrasse arrière extérieure – Pont 12
où nous avons passé plusieurs bons moments.




Observatory Lounge – Pont 13
Où nous avons jouer au scrabble et admirer la belle cordillère des Andes.



Four Seasons – Pont 5
Une des deux salles à manger principales où nous prenions notre petit déjeuner et nos soupers.



Casino – Pont 6
Bien que nous y soyons passés plusieurs fois, nous n’avons pas profité de cette partie du bateau n’étant pas joueuses.


Stardust theater – Pont 6 et 7
où nous avons pu, chaque soir admirer toutes sortes de spectacles




Bar Windjammer – Pont 6
à l’heure de l’apéro, un pianiste était toujours au rendez-vous. Ce qui était bien agréable.


Café Gardern – Pont 12
tous nos lunch en format buffet se sont pris à cet endroit bien que plusieurs fois, après nous être servies, nous ayons été diner sur la terrasse extérieure qui communiqué avec le Café Garden.


Café Internet – Pont 7
où j’ai fait de grosse dépense. Le service internet n’étant vraiment pas gratuit…..



Galerie Shop – Pont 7
Bijouterie, parfumerie et cosmétique, boutique souvenirs et tout pour vous faire dépenser.



Comme vous pouvez le constater, toutes les commodités étaient disponibles ainsi que le confort et le service. Nous étions vraiment très gâtées. Et si nous n’avions pas fait très attention, il n’aurait pas long que la facture finale s’en serait grandement ressentie.

Donc, c’est à 17h que nous avons quitté le quai de Valparaiso. Nous étions parties pour l’aventure de 15 jours.

jeudi 16 avril 2009

Santiago et Valparaiso

Après avoir rejoint Montréal et avoir passé la soirée en compagnie de mes parents, c’est le 13 mars 2009 avec une température de moins 24 degrés Celsius que nous prenions l’avion pour une aventure de 3 semaines en Amérique du sud.

Tel que recommandé, nous étions à l’aéroport Pierre Eliott Trudeau largement en avance. Mais peu importe puisque nous étions prêtes. C’est finalement avec 45 minutes de retard que nous avons quitté Montréal. Un problème mécanique a causé ce retard, mais c’est rassurant de savoir que les mécaniciens prennent le temps d’inspecter les avions avant de décoller.

Nous voici donc assises dans avion de American AirLine en partance pour Miami pour un vol de 4 heures puis nous avons fait une escale de 4 heures à l’aéroport de Miami avant de reprendre un autre vol de American AirLine en direction de Santiago du Chili. Le second vol étant un vol de nuit d’une durée de 10 heures. C’est donc à 6h30, heure locale, le 14 avril que nous sommes arrivées au Chili. Le décalage horaire n’est pas vraiment important étant donné qu’il n’y avait qu’une heure de différence entre le Québec et le Chili. C’est un matin brumeux, on n’a vraiment pas beaucoup dormi depuis les 24 dernières heures et nous arrivons à la douane. C’est là que le Chili nous a donné un premier coup au cœur.

Avant de partir, j’avais bien lu qu’il y avait une taxe d’entrée au Chili et en Argentine, mais nulle part il n’était mentionné de montant et je m’étais fait une idée relative en budgétant entre 40 et 60 $ par personne. Et bien, un fonctionnaire chilien, tout a fait mal aimable (C’était le seul de cette espèce que nous allions rencontrer là-bas) qui ne veut pas parler anglais et encore bien moins français qui nous reçoit et qui veut des « Dollaressss ». Dans mon esprit embrumé, je finis par comprendre que c’est la fameuse taxe d’entrée qu’il veut que je lui paie. Mais c’est quand je comprends que c’est un montant de 132 us$ par personne que j’ai un coup de cœur. Il semble que cette taxe est valide pour les 10 prochaines années… Le problème c’est que je ne suis pas certaine que nous allons retourner au Chili dans les 10 prochaines années, mais bon……Notre budget prévu pour Santiago venait d’en prendre un sacré coup…

Puis après avoir rejoint par la navette aéroportuaire l’hôtel Vegas de Santiago, une bonne douche et un petit dodo de quelques heures nous a permis d’être prêtes à découvrir la capitale qu’est Santiago. Notre hôtel qui bien que très propre et confortable, a des allures d’hôtel colonial espagnol des années 50, mais il est située très central et dans une zone piétonnière.


Il fait très beau, 27 degrés Celsius au thermomètre, nous sommes ici à la fin de l’été, hémisphère sud oblige. Le Chili est un pays d’une superficie de 756 950 km2 qui s’étire tout en longueur entre le pacifique et les Andes. La population chilienne est d’environ 16 millions habitants dont environ 5 millions vivent à Santiago. La monnaie est le peso chilien et la langue parlée est l’espagnol. Le pays est dirigé par une femme. Michelle Bachelet qui est présidente de la République du Chili jusqu’en 2010. Elle est très appréciée par la population qui la soutien à 70 %. Les mandats des présidents chiliens ne durent que 4 ans et ne sont pas renouvelables. Il ne faut pas oublier que les chiliens ont goûté à la dictature du Général Pinochet pendant de nombreuses années et que la plupart en ont encore un goût très amer et ne se cachent pas pour le dire.

Nous décidons de prendre un tour de ville, histoire d’avoir une idée générale de la ville et de ses attractions. Et nous voilà parties pour un tour d’environ 4 heures, en compagnie d’un guide très sympa et qui, de surcroît, connaît très bien sa ville et son pays, à notre grand plaisir. Santiago est tout à fait splendide, propre, gracieusement aménagée de dizaines de parcs, a de superbes édifices et a une riche histoire. Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’assister à une petite reconstitution théâtrale historique de l’arrivée des conquistadors à Santiago.

Même les plus anciens quartiers de la ville sont magnifiques. Nous nous retrouvons sur la Place d’Armes. La première place officielle de Santiago qui avec ses édifices hétéroclites modernes et anciens nous charme totalement. La Cathédrale de Santiago, du 16e siècle se mire dans un édifice ultra moderne du 21e siècle. L’effet est assez saisissant, mais pas du tout choquant. Voir ces deux édifices s’admirer permet de réaliser le temps qui passe et que l’homme laisse sa marque au travers des temps. Assez impressionnant!!!

Toujours sur la Pace d’Armes, la mairie de Santiago d’un blanc crème fait face à la couleur sable de la cathédrale, des gens par dizaines qui déambulent sur la place devant le buste de Pedro Valdivia, fondateur de Santiago en 1541. Et dans le pavé uni qui recouvre toute la place, on peut admirer le premier plan d’urbanisation et d’aménagement de la ville de Santiago, en cuivre, qui a été fait en 1712. L’ambiance effervescente de cet endroit est assez magique.

Après avoir visité la Cathédrale et ses autels en argent massif, nous sommes passées devant le palais présidentiel de La Moneda. Un superbe édifice où la présidente Michelle Bachelet reçoit les visites officielles et autres membres des délégations internationales. Cet édifice était l’ancien palais présidentiel où le Général Pinochet avait pris le pouvoir, mais aussi l’a perdu. Lors de la chute du Général Pinochet, le palais présidentiel avait été lourdement endommagé par la frappe aérienne et il fallut 8 années de rénovation pour lui redonner son allure présidentielle.

Puis nous nous sommes rendues à une fabrique de bijoux et d’objets fait avec des lapis lazulites. Cette pierre semi-précieuse, d’un bleu profond se retrouve beaucoup au chili qui avec l'Afghanistan sont les 2 plus gros producteurs de ces pierres. Cependant, le Chili produit des pierres d’un bleu moins foncé que celles produites en l’Afghanistan. Les objets et bijoux sont nombreux, variés et de toutes beautés dans cette fabrique. Une belle richesse du Chili.

Après cette visite, notre tour de ville s’achevait. Nous étions ravies et enchantées par ce que nous avions découvert et nous retournions vers notre hôtel. Notre chauffeur d’autobus qui était une femme, très gentille et toute menue, s’est permis avec un autobus de 45 passagers de faire un « U-turn » dans une artère passante en pleine heure de pointe. Tout en douceur, sans un coup de klaxon, ni le moindre accrochage…. Nous étions assez impressionnées de voir ce petit bout de femme, sourire aux lèvres, manier cet autobus imposant, tout en douceur et en agilité au milieu de cette circulation.

Après un petit souper dans un resto de la zone piétonnière proche de l’hôtel nous avons sommes tombées dans les bras de Morphée jusqu'au lendemain.

Le lendemain, c’est sous un soleil radieux que nous nous sommes réveillés. Le thermomètre semblait vouloir conserver sa température estivale et après avoir récupéré nos heures de sommeil en retard nous étions prêtes pour entreprendre le trajet vers Valparaiso.

C’est à la gare des autobus Turbus qui est la plus vielle compagnie d’autobus du Chili que nous avons pris un autobus pour nous rendre à Valparaiso qui depuis plusieurs années fait partie des villes que je rêvais de visiter au son de la musique de Gilberto Gil. Le trajet d’environ 130 km s’est fait dans un autobus tout à fait confortable sur des routes payantes, mais tout à fait bien entretenues et qui une fois de plus dépassent de loin allégrement l’état médiocre de nos routes québécoises. Dans tous les autobus, une porte sépare le chauffeur des voyageurs et une bande électronique, nous informe tout le long du voyage, du nom du chauffeur, de la vitesse à laquelle on roule et le l’endroit où l’on se trouve. Le paysage est superbe. Nous traversons une partie de la région des vignobles chiliens à flanc de collines et aussi des vergers. La végétation dans les montagnes semble assez aride. Les acacias et les eucalyptus dont le chili est un des plus gros importateur mondial, recouvrent les montagnes.

Nous arrivons à Valparaiso en pleine journée de marché. Très colorées, toutes les étales sont simplement exposées par terre sur les trottoirs sur une toile. Et là vous pouvez trouver tout ce que vous voulez, des fruits et légumes, aux chaussures, en passant par des rideaux de douche ou des fleurs. Un ensemble bigarré et cosmopolite.

C’est à la gare d’autobus que nous avons trouvé un tour de ville de Valparaiso qui malheureusement ne s’avérera pas la meilleure affaire que nous ferons, mais nous en reparlerons plus tard.

Puis nous nous rendons à notre hôtel. La configuration urbaine de Valparaiso est déterminée par la topographie de la baie, dominée par 44 collines formant un amphithéâtre naturel donnant sur l'océan Pacifique. L’hôtel Brigthon domine la baie. Une ancienne maison de style victorien d’un orange acidulé et une superbe terrasse surplombant la baie de Valparaiso s’offre à nous à notre arrivée. De l’extérieure tout se présentait bien, mais de l’intérieur nous avons eu une autre chanson. Tout d'abord, nous nous sommes retrouvées dans une minuscule chambre sous le toit donc mansardée où on ne pouvait pas se tenir droite pas de ventilateur ou d’air conditionné une chaleur au alentour de 25 degrés Celsius. Une salle de bain qui devait être privée, mais qui en réalité se trouvait sur le palier, mais je devrais plutôt dire dans la cage d’escalier et qui était partagée.
Avec un certain mécontentement et une résignation, en nous disant que ce n’est que pour une nuit et que demain nous serons sur un bateau de croisière de luxe, nous partons pour le tour guidée de Valparaiso. En réalité, nous avons rejoint un groupe de 7 touristes qui avaient déjà débuté le tour. Ce qui fait que nous avons plus ou moins raté la visite de Valparaiso bien que notre guide qui parlait français et avait un nom inconcevable pour moi soit « Amilcar » et que je passerais la fin du voyage à appeler « Chose », nous assura que l’on reviendrait faire le tour de Valparaiso avec lui à la fin. Le tour ne fut vraiment pas une réussite. Cependant, nous avons pu avoir une idée générale de Valparaiso et de Vina del Mar qui est une station balnéaire juste à côté de Valpariaso où nous avons passé une heure dans un café sur une plage en attendant que le restant de la gang aient fini le repas qui était convenu dans le programme, mais que nous ne voulions pas. La plage de Vina del Mar est vraiment belle mais c’est le courant de Humboldt qui remonte de l’antarctique qui longe les côtes chiliennes, par conséquent, l’eau y est froide. La station balnéaire de Vina del Mar est assez jolie bien que très moderne et fait un certain contraste avec la ville de Valparaiso.
En effet, Valparaiso qui est la ville portuaire la plus importante du Chili est en déclin. En déclin d’activités portuaires depuis la construction du canal de Panama qui draine tous les navires qui autrefois s’arrêtaient à Valparaiso avant de franchir le Cap Horn pour arriver en Atlantique, mais aussi en déclin municipal, car malgré les beaux édifices de la ville, on remarque que les bâtiments ne sont pas entretenus. La première église que la ville, que nous n’avons pas pu visiter, est située dans un « barrio » (quartier) si mal famé que « chose » n’a jamais voulu arrêter son mini-bus. Mais nous avons quand même réussi à prendre une photo, mais c’est tout!!!.

Par contre, il y a à Valparaiso, un phénomène typique. La topographie de la ville étant étendue sur plusieurs collines qui plongent dans le pacifique, depuis la fin du XIX siècle, pour desservir les différents quartiers qui poussaient comme des champignons sur les hauteurs et pour éviter à leurs résidents d’incessants allers et retours sur d’interminables volées de marches, compagnies privées et municipalité entreprirent d’ouvrir des lignes de funiculaires. On en comptait une trentaine à la veille de la Première Guerre mondiale, dont 15 fonctionnent encore de nos jours. Souvent déficitaires et mal entretenus parfois victimes d’incendies, ils sont néanmoins indissociables de la ville et de son histoire. Poussez la porte, glissez les 500 pesos à la guichetière, franchissez le tourniquet et installez-vous en silence sur le banc de bois dur. Quelques instants plus tard, un « clong » sonore, signale le départ. Grinçant, cliquetant, couinant comme un chariot de mine, la nacelle s’élève tandis que le câble oscille et la tôle vibre. Moins d’une minute plus tard et 47 mètres plus haut, le vertige guette tandis que les immeubles laissent entrevoir leurs toits. Vous êtes à destination.

Nous avons aussi pu admirer dans le port de Valparaiso, mais pas la visiter, la magnifique goélette L’Esmeralda. C'est le voilier école de la marine chilienne. Il est le 6e navire chilien à porter ce nom et c'est actuellement le quatrième plus grand voilier du monde. Malheureusement, après le coup d'État du 11 septembre 1973 du général Pinochet, l'Esmeralda fut utilisée comme centre de détention et de torture. Mouillé dans le port de Valparaiso, le navire y reçut alors une centaine de personnes dont plusieurs disparurent. Les organisations des droits de l'homme ont permis que ces faits ne soient pas oubliés et ils organisent régulièrement des manifestations dans les ports où l'Esmeralda doit accoster, au grand désarroi des élèves officiers actuels qui subissent les conséquences de la réputation de ce navire.

Le tour de ville terminé, il était déjà 19h. J’ai oublié de vous dire que les latinos-americains vivent l’après-midi et le soir, que tout ou presque est fermé le matin. Les heures de repas sont totalement décalées évidemment. On lunch à 14 ou 15h et on ne soupe jamais avant 20 ou 21 h car les activités commerciales ne se terminent pas avant 19h.

Nous sommes retournées à notre hôtel après un bon souper accompagné de vin chilien que nous avons pris dans un petit restaurant dont la terrasse surplombait la baie de Valparaiso. Nous avons ainsi admirer le soleil se couché et les lumières de la ville s’allumaient dans la baie durant le repas. Ce fut un spectacle magnifique. Ce que nous ne savions pas à ce moment là, c’est que le spectacle qui nous empêcherait de fermer l’œil avant 5 heures du matin, était à venir. En effet, un spectacle de tango se déroulait sur la petite plaza en bas de l’hôtel. Nous avons trouvé ça charmant en supposant que le tout serait bientôt fini et que la musique s’achèverait avec la fin du spectacle. Eh bien non !! À peine le spectacle fut-il fini qu’une énergique musique latino se fit entendre directement à la terrasse de notre hôtel, sous nos fenêtres et ce jusqu’à 5 heures du matin. Et quand par hasard, un 5 minutes de silence se produisait, les meutes de chiens errants qu’il y a partout au chili, se mettaient à aboyer et à se battre dans les rues. Quelle folle nuit…..
Comme il n’y avait aucun rideau aux fenêtres donc les premiers rayons du soleil ont mis fin aux quelques heures de sommeil que nous avions eues. Au petit-déjeuner sur la terrasse, plusieurs clients étaient plus ou moins dans le même état que nous et les mauvais commentaires allés bon train. Nous étions prêtes à embarquer et retrouver un peu plus de confort.

mardi 7 avril 2009

Retour au travail

Et bien voilà l'aventure est terminée. J'ai retrouvé mon chummy et mon foyer avec grand plaisir. Le boulot est repris depuis lundi 6 avril. Un peu perdue mais ça revient vite....

Maintenant je suis dans la préparation de ce qui va être le recit du voyage et le tri dans 1600 photos que j'ai rapportées avec moi. Sous peu vous aurez le plaisir de pouvoir admirer quelques parcelles de ce magnifique voyage que j'ai eu la chance de faire.

j'espère être capable de vous faire partager les beaux souvenirs que j'ai. Heureusement, mon journal de bord, écrit durant le voyage va m'aider.

Soyez patient ça s'en vient!!!

mercredi 1 avril 2009

Depart de Buenos Aires

Voici le dernier message en provenance de l amerique du sud.

Nous prenons l avion ce soir et nous serons demain en fin d apres midi a montreal apres 6 heures d attente a Miami.

Nous avons fait un superbe voyage comme vous allez pouvoir le voir dans les semaines qui vont suivre car je vais bientot pouvoir vous faire parvenir les aventures et les photos de notre voyage et de tous ces incroyables paysages que nous avons vus.

Nous sommes ravies d avoir eu la possibilite de faire ce periple et d avoir pu ajouter quelques pays supplementaires a notre liste de voyage. Pour Loulette l Argentine aura ete le 59e pays visites. Je suis assez loin de la rattraper....

Nous vous donnerons donc des nouvelles á partir du sol Canadien

a bientot